Deuxième Semaine française de Kinshasa

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La deuxième édition de la Semaine française de Kinshasa, qui a pour thème «les partenariats public-privé en RDC», se tiendra sur le site Espace France-Halle de la Gombe (réunion des sites du lycée René Descartes et de l’Institut français de Kinshasa) du 22 au 27 juin 2015. Avec cette deuxième édition, la CCIFC espère transformer l’essai 2014 et inscrire cet événement comme l’un des rendez-vous économiques incontournables de la capitale.
Cet événement s’inscrit dans la continuité : exposition de l’offre française et franco-congolaise dans les stands, tenue de conférences thématiques, soirées culturelles organisées par l’Institut français. Les besoins et les demandes exprimés par les exposants et les visiteurs ont été pris en compte pour cette deuxième édition. Par exemple, la surface d’exposition sera doublée, permettant ainsi d’accueillir un plus grand nombre d’exposants. La Chambre mettra à disposition une quarantaine de stands contrairement à l’édition précédente qui n’en comptait qu’une vingtaine.
Par ailleurs, la CCIFC associe à cet événement les P.M.E. pour qu’elles puissent se faire connaitre et présenter leurs produits et services.
Un «village saveur» constitué de stands d’environ 12 m² attribués aux restaurateurs français et congolais proposera une petite restauration sur place et des plats à emporter.
Durant la tenue de l’événement, les visiteurs pourront ainsi apprécier les différentes saveurs de la gastronomie française comme congolaise .
La Semaine française a toujours pour objectif principal de créer des synergies entre l’offre française et celle de la communauté congolaise des affaires.

Le partenariat public privé

Pourquoi ?
Le défi des infrastructures en Afrique
L’Afrique a un besoin considérable d’infrastructures dans des secteurs tels que l’agriculture, l’énergie, les transports, l’eau et l’assainissement. Parce que les besoins en financement sont immenses (évalués à plus de 90 milliards de dollars par la Banque mondiale), la mobilisation de financements innovants représente l’un des principaux leviers pour relever le défi des infrastructures en Afrique. Les partenariats public-privé constituent un mode intéressant de financement et de répartition des risques entre les différentes parties prenantes d’un projet. Largement utilisé en Afrique du Sud, les PPP ont été mis en place progressivement dans les autres pays du continent. En complément de la participation des partenaires au développement, l’une des clefs du développement des PPP réside dans l’engagement, aussi bien au sein des Etats que des institutions sous-régionales, de réformes institutionnelles et règlementaires permettant d’encadrer ces nouveaux types de contrats et d’atteindre une plus grande efficience. Des lois PPP ont par exemple été mises en place en République Démocratique du Congo (2014), en Côté d’Ivoire (2012), au Burkina Faso (2013), ou encore au Sénégal (2014).

Comment ?
Une palette de possibilités offertes
> La notion de partenariat public-privé désigne l’ensemble des formules de coopération entre des acteurs publics et privés pour l’accomplissement d’une mission de conception, de financement, de réalisation et d’exploitation-maintenance d’un équipement public.
> Le schéma ci-dessous met en exergue différents montages envisageables, dans l’ordre croissant du degré d’implication du secteur privé, incluant la durée du contrat et le risque pris par le secteur privé.
> Un programme PPP peut couvrir des champs d’application très larges : transport (infrastructures routières, ferroviaires, aéroportuaires, portuaires), social (hôpitaux, prisons, universités), télécommunication, énergie, énergie renouvelable, agro-industrie, eau.
> Du fait de cette diversité possible en termes de contrats et de champs d’application, chaque PPP est unique. Il en est de même pour les avantages que l’approche PPP peut revêtir. Néanmoins un certain nombre d’avantages récurrents peut cependant être relevé :
– la réduction des délais de réalisation ;
– l’intégration de l’innovation et la meilleure mise en œuvre du savoir-faire du partenaire privé, menant à de meilleures prestations de services ;
– un meilleur diagnostic en amont des besoins publics ;
– la possibilité de recourir à diverses formes de financement et ainsi de limiter le volume des ressources publiques : il peut s’avérer intéressant, dans un certain nombre de cas, d’imaginer d’autres formes de montage financier que le simple emprunt public ;
– la répartition des risques de manière optimale entre les différentes parties prenantes du projet.
> La réussite d’un projet sous forme d’un PPP nécessite généralement les conditions préalables suivantes :
– l’accès aux capitaux privés ;
– la volonté politique : un cadre stratégique précis, un plan d’investissement à long terme ;
– une législation favorable : un système juridique qui garantit l’effectivité et le caractère exécutoire des contrats et un cadre contractuel en vue d’assurer la gestion efficace du processus ;
– une expertise : les secteurs public et privé doivent avoir l’expertise nécessaire pour traiter le processus ppp. le client du secteur public doit pouvoir négocier des contrats de ppp et accéder à l’expertise financière, juridique et technique appropriée ;
– un projet dont la nature permette de penser que des solutions innovantes pourraient être proposées par le secteur privé afin de justifier la complexité et l’éventuel surcoût du recours à un contrat de type PPP ;
– un nombre suffisant d’acteurs privés sur le marché de manière à garantir une concurrence saine dans la procédure de désignation du partenaire privé.
> En amont du lancement d’un partenariat public-privé et afin de le voir réussir, il est essentiel de :
– s’assurer que le projet dégagera une valeur économique et financière supplémentaire à celle dégagée via un autre mode de passation (« Value for Money »), en menant une étude de faisabilité ;
– pondérer les risques entre les différentes parties prenantes ;
– identifier des garanties éventuelles à accorder par l’Etat.

Une expertise
KPMG en RDC
KPMG, leader mondial de l’audit et du conseil, a su développer une expertise approfondie dans le secteur des infrastructures ainsi qu’un réseau international intégré, lui permettant d’offrir des services pointus dans le cadre de projets d’infrastructures en Afrique, tant auprès de consortiums privés que d’entités publiques gouvernementales. KPMG est présent en République Démocratique du Congo depuis 1984. Avec le support de KPMG France, KPMG est l’un des cabinets d’audit et de conseil les plus reconnus en RDC, intervenant aussi bien auprès d’entreprises privées que d’entités publiques. KPMG dispose de bureaux à Kinshasa et Lubumbashi. KPMG combine ses équipes locales au réseau mondial d’experts afin de développer des solutions techniques adaptées à chaque situation et à chaque spécificité sectorielle. L’équipe KPMG Corporate Finance a développé une expertise dans le domaine des infrastructures. Constituée de 3.000 professionnels, ses nombreuses expériences et son indépendance à l’égard des sources de financement, lui permettent d’intervenir aussi bien auprès de groupements privés que d’entités publiques à toutes les étapes de la mise en place d’un projet d’infrastructure : structuration financière et commerciale, financement, négociations, modélisation, analyse des risques.

Une organisation repensée
Des manifestations culturelles
Plusieurs soirées culturelles sont prévues, notamment avec l’orchestre Kimbanguiste et Didier Lockwood, artiste de jazz de réputation internationale. En fin de semaine, l’émission «Couleurs tropicales» célébrera son vingtième anniversaire à la Halle de Gombe.

Un espace de deux hectares
L’Espace France-Halle de la Gombe, idéalement situé, accueillera les exposants venus des provinces congolaises mais également les sociétés françaises implantées en RDC ou désireuses de nouer des partenariats. Pour les rencontres d’affaires, un salon VIP sera mis à la disposition des entreprises. Un dialogue entre entreprises ou avec les partenaires institutionnels sera ainsi facilité.

La gastronomie à l’honneur !
Pour la première fois, un village des saveurs, réunissant les meilleurs restaurateurs français, congolais ou représentants d’autres cultures culinaires, proposera un service de restauration adapté aux visiteurs comme aux exposants.

Plus d’acteurs
– CCI de Paris et celles de nombreuses régions françaises
– La Fédération des Entrepreneurs Congolais (FEC)
– Les provinces parmi lesquelles, le Bas-Congo, la Province Orientale, le Katanga et les nord et sud Kivu…
– Des grands groupes français et internationaux.

L’évènement bénéficiera d’une couverture médiatique internationale.

Un programme ciblé !

Lundi 22 juin 2015
12h00 : Ouverture des stands au public jusqu’à 21h00.
16h00 : Inauguration en présence des autorités congolaises et françaises.

Mardi 23 juin 2015
Matin : Conférence-débat : Partenariat public-privé (PPP) et facilitation du commerce. Point général sur le cadre législatif et juridique, les projets en cours de développement et de facilitation du commerce.
Après-midi : Conférence-débat : La libéralisation des assurances : état des lieux d’un secteur en transition. Le nouveau code des assurances, la libéralisation du secteur.

Mercredi 24 juin 2015
Matin : Conférence-débat : Les PPP dans le secteur des transports et de ses infrastructures.
Après-midi : Conférence-débat : Climat des affaires et communauté française des affaires en RDC. Actualité du climat des affaires (nouveaux textes, stratégies…). La communauté française des affaires, ses réseaux et organismes de représentation, ses métiers, les secteurs de présence…

Jeudi 25 juin 2015
Matin : Conférence-débat : Mines et hydrocarbures. Nouveau code minier, loi sur les hydrocarbures, projets en cours et en attente, contraintes et conséquences…
Après-midi : Conférence-débat : Médias : la RDC à l’heure de la TNT. Nouvelle réglementation internationale et régionale (UIT, UAT). Stratégie, moyens mis en œuvre, calendrier, projets, marché, opérateurs…en RDC.

Vendredi 26 juin 2015
Matin : Conférence-débat : Eau, santé et pharmacovigilance, enjeux majeurs du développement.
Après-midi : Conférence-débat : PPP et formation professionnelle. La coopération bilatérale franco-congolaise en matière de PPP et de formation professionnelle.

Bernard Poudevigne
Photo : Martin van der Belen