Rencontre au sommet

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Plus de 1800 personnes avaient répondu présent à cet événement qui s’inscrivait dans le cadre du 50ème anniversaire du Traité de l’Elysée entre l’Allemagne et la France.
L’ambassade d’Allemagne, à l’initiative de ce projet, et l’Institut français de RDC ont pu ainsi offrir ce moment rare au public kinois.
A 20h00, sous la direction de David Marlow (chef d’orchestre de la WDR de Cologne), 40 musiciens issus des deux formations entonnent les premières notes de l’ouverture de « Rosamunde » de Schubert, le seul et unique quatuor à cordes imprimé et joué du vivant du compositeur.
Puis, dans un silence absolu, le public écoute religieusement les 3 premiers mouvements du concerto n°1 pour violon de Mozart. Le soliste, José Maria Blumenshein, y déploie toute sa sensibilité et sa maîtrise technique.
Après l’entracte, l’orchestre interprète les quatre premiers mouvements de la première symphonie que Beethoven composa à 30 ans en pleine maturité, alors qu’il avait déjà produit quelques chefs-d’œuvre. Admirateur de Mozart, il restait à cette époque marqué par son influence dans l’écriture de cette symphonie à l’esthétique classique.
21h35, c’est la fin, et sous des applaudissements nourris, l’ambassadeur d’Allemagne et le conseiller de coopération et d’action culturelle adjoint de l’ambassade de France montent sur scène pour offrir des bouquets de fleurs au chef d’orchestre, David Marlow, bien sûr mais également au maestro-fondateur de l’OSK, Armand Diangienda.
Pour le plus grand bonheur du public, l’orchestre se remet à l’ouvrage pour faire vibrer l’énergie toute méditerranéenne de l’Arlésienne de Bizet face à un public définitivement conquis.
Le temps d’écouter une dernière fois les cymbales résonner et de laisser les dernières notes des contrebasses, violoncelles et autres violons expirer, il est près de 22h00. C’est le moment choisi par David Marlow pour rejoindre Armand Diangienda et lui porter une accolade pleine de chaleur.
Le public peut alors quitter ce lieu magique, rêvant d’un autre rendez-vous de cette qualité, très bientôt.

Christophe Hochard

Photo : Perrine Piton